<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>autreislam</title> <description>autres lectures des sources de l'islam</description> <link>http://autreislam.blogspirit.com/</link> <lastBuildDate>Sat, 19 Jul 2008 21:25:03 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://autreislam.blogspirit.com/archive/2006/10/26/un-questionnement-permanent.html</guid> <title>un questionnement permanent</title> <link>http://autreislam.blogspirit.com/archive/2006/10/26/un-questionnement-permanent.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (wixan)</author>   <category>relecture</category>   <pubDate>Thu, 26 Oct 2006 13:59:25 +0200</pubDate> <description> &lt;img src=&quot;http://autreislam.blogspirit.com/images/thumb_Image-01.2.jpg&quot; alt=&quot;medium_Image-01.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier mot révélé du Coran est une injonction « &lt;em&gt;Iqra’&lt;/em&gt; ! » qui est souvent compris dans le sens de « &lt;em&gt;Lis&lt;/em&gt; » ou « &lt;em&gt;récite&lt;/em&gt; », ce qui est, comme on va le voir, un sens très réducteur par rapport à la richesse sémantique dont est porteur le mot « iqra’ »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’après la tradition, &lt;em&gt;L’ange Gabriel apparut au prophète dans la grotte « Hira’ » où il avait l’habitude de s’isoler pour la méditation, l'ange se présenta à lui et dit : «iqra’», « Je ne sais pas réciter » dit le prophète. L'ange le saisit et le pressa jusqu'au point de le mener à l'étouffement.Ensuite, il le lâcha et reprit : « iqra’ !! » Le prophète répéta: &quot;Je ne sais pas lire&quot;. L'ange l'étrangla une deuxième fois au point de le mener à l'étouffement, après quoi il le lâcha et dit : &quot;Je ne sais pas lire&quot;. L'ange, le saisit une troisième fois et l'étrangla. Ensuite il le lâcha et dit &quot;Lis !&quot;. Le prophète insista &quot;Je ne sais pas lire&quot;. Alors, l’ange récita le premier verset révélé du Coran &quot;iqra’ au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. &quot;iqra'&quot;, ton Seigneur est le Très Noble &lt;/em&gt;&quot;&lt;br /&gt;
(S.96, S.1-3). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La majorité des commentateurs du Coran interprètent ce terme &quot;iqra’&quot; par une simple injonction à la lecture et à la récitation. Les réponses répétées du prophète &quot;&lt;em&gt;ma ana biqari’&lt;/em&gt;&quot; (je ne sais pas lire) par le fait que le prophète était analphabète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or il y a là un paradoxe, en effet pourquoi Dieu demanderait-il au prophète de lire alors qu’Il savait qu’il est analphabète. S’il s’agissait d’une injonction à la lecture, pourquoi l’ange ne précise-t-il au prophète ce qu’il doit lire qu’après la troisième injonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce paradoxe peut être levé si on interprète ce terme &quot;&lt;em&gt;Iqra&lt;/em&gt;’&quot; autrement. On peut le rapprocher du verbe « &lt;em&gt;istaqra’a&lt;/em&gt; » qui provient de la même racine &quot;&lt;em&gt;QR&lt;/em&gt;’ &quot;. Ce verbe signifie interroger, questionner, enquêter. Donc l’injonction du Coran « &lt;em&gt;iqra&lt;/em&gt;’ » peut signifier interroge-toi sur toi-même, interroge le monde, questionne tes propres croyances, les habitudes et les traditions de ton époque, remets en question l’ordre établi et les croyances de ceux qui t’ont précédé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette incitation à la remise en question des croyances et des évidences se retrouve dans plusieurs versets, par exemple : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Et quand on leur dit : “Suivez ce qu'Allah a fait descendre”, ils disent : “Non, mais nous suivrons les coutumes de nos ancêtres.” - Quoi ! et si leurs ancêtres n'avaient rien raisonné et s'ils n'avaient pas été dans la bonne direction ?&lt;/em&gt; &quot; (S.2, V.170).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Et quand on leur dit : “Venez vers ce qu'Allah a fait descendre (La Révélation), et vers le Messager”, ils disent : “Il nous suffit de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres.” Quoi ! Même si leurs ancêtres ne savaient rien et n'étaient pas sur le bon chemin... &lt;/em&gt;?&quot; (S.5, V.104)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&quot;&lt;em&gt;Ils dirent : “Est-ce pour nous écarter de ce sur quoi nous avons trouvé nos ancêtres que tu es venu à nous, et pour que la grandeur appartienne à vous deux sur la terre ? Et nous ne croyons pas en vous &lt;/em&gt;! ” (S.10, V78),&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres versets incitent à se méfier du conformisme, en donnant les exemples de peuples anciens qui ont sombré dans le déclin en ne faisant perpétrer le passé et imiter servilement les anciens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi le premier devoir d'un musulman, c'est une lecture (&lt;em&gt;qira’a&lt;/em&gt;) dynamique sous forme d'interrogation de l'héritage de l'humanité en général et des musulmans en particulier, sur leurs croyances et leurs certitudes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le questionnement doit être privilégié par rapport au simple contentement de réponses faciles et de certitudes qui risquent souvent d'être &quot;mortifères&quot;. </description>  </item>  </channel> </rss> 